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Dois-je signaler ma grossesse à l'entretien d'embauche ?

Non.

Vous ne devez pas le signaler d’initiative, et vous pouvez mentir si on vous pose la question.

Mais c'est à vous d'apprécier dans votre situation si c'est mieux de le dire ou non.
Parfois, révéler qu'on est enceinte peu de temps après avoir été engagée peut nuire à la relation de confiance entre vous et votre employeur. Le climat de travail risque, dans certains cas, de ne plus être agréable...

La personne qui vous interroge ne peut pas vous poser la question. Le simple fait de la poser est déjà une discrimination.

S’il vous pose la question, vous pouvez mentir.

Même si le poste pour lequel vous postulez représente un danger pour vous ou pour votre bébé, et même si vous pourriez en être écartée en raison de votre grossesse (par exemple un poste qui nécessite de porter de lourdes charges, ou un poste qui vous expose à des radiations).

Si vous postulez pour un emploi "à risque", l'employeur doit vous demander de voir le médecin du travail.

Le médecin du travail (pas l'employeur!) doit vous demander si vous êtes enceinte. Le médecin du travail doit ensuite dire à l'employeur si vous êtes apte au travail ou non, mais pas les détails sur votre état de santé, ni sur votre grossesse.
Le médecin du travail est tenu au secret professionnel.

En principe, l'employeur doit vous engager puis vous écarter (et éventuellement vous remplacer).

Vous ne pouvez pas être sanctionnée si vous ne dites pas que vous êtes enceinte, ni si vous mentez quand on vous pose la question.
Si vous êtes engagée, l’employeur ne peut pas par la suite vous licencier pour faute grave parce que vous n’avez pas révélé votre grossesse.

Si vous n’êtes pas engagée uniquement parce que vous êtes enceinte, vous devez prouver la discrimination dont vous êtes victime.

Mais ce n'est pas facile à prouver.

Si vous êtes syndiquée, votre syndicat peut vous aider.
Sinon, il existe certaines associations et certains services pour la lutte contre la discrimination. 
Voyez notamment le Centre interfédéral pour l'égalité des chances (Unia).

Vous devez uniquement apporter un commencement de preuve de la discrimination. Votre employeur doit ensuite prouver qu’il n’y a pas eu de discrimination.

Si le juge estime qu’il y a eu discrimination, il peut condamner votre employeur à vous payer une indemnité égale à 3 ou 6 mois de rémunération.

Pour plus d'informations, voyez le site de Unia (Centre pour l'égalité des chances) et le site du SPF Emploi, travail et concertation sociale.

©Droits Quotidiens asbl

Ces questions réponses constituent une source d'information générale. Leur exploitation de manière indépendante doit faire l'objet de la plus grande prudence. Il est vivement conseillé de vérifier l'applicabilité au cas spécifique.

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