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Dois-je répondre à des questions privées lors de l'entretien d'embauche? (projet parental, voyage à l'étranger, etc.)

En principe, on ne peut pas vous poser de questions relatives à votre vie privée, sauf si elles sont pertinentes pour la fonction pour laquelle vous postulez.

Si on vous pose une question justifiée par la nature de la fonction à exercer et par les conditions d’exercice de cette fonction, alors vous devez répondre.
Cela fait partie de l’obligation réciproque d’information et de bonne foi lors d’un entretien d’embauche.

Par exemple, un employeur qui veut engager une accompagnatrice d’enfants, pourrait poser aux candidates une question sur leur propre composition de famille, ou sur leurs contacts avec les enfants.

Si par contre on vous pose une question privée sans aucun intérêt pour la fonction à exercer, alors vous pouvez vous taire et ne pas répondre.

Vous pouvez même mentir, pour éviter que votre silence soit la raison pour laquelle on ne vous embauche pas.

Par exemple, l’employeur ne peut en principe pas vous poser de questions sur votre état de santé, actuel ou passé, si la fonction à exercer ne nécessite pas une certaine forme physique. Il ne peut pas non plus vous reprocher, par la suite, de lui avoir caché des informations sur votre état de santé.

Mais si l’emploi pour lequel vous postulez nécessite une certaine forme physique, ou présente des risques en cas de pathologies ou allergies déterminées, l'employeur peut vous inviter à passer un examen médical, ou à avoir un entretien avec le médecin du travail.
Le médecin du travail (pas votre employeur !) peut vous interroger sur votre état de santé. Il communique à l'employeur sa décision (vous êtes apte au travail ou non), mais pas les détails de votre état de santé.

Le médecin du travail est tenu au secret professionnel.

Dans certains cas, l’employeur doit s’assurer que vous êtes en état d’exercer cette fonction. Cela fait partie de ses obligations pour assurer la sécurité au travail et le bien-être des travailleurs.

Un employeur ne peut en principe pas vous poser de questions relatives à vos convictions religieuses, ni à votre éventuelle affiliation politique ou syndicale. Ce serait de la discrimination, interdite par la loi.

Mais dans certains cas, cela se justifie, si cette question a un lien avec le poste à pourvoir, et si l’employeur est une association qui a pour but de promouvoir une religion, ou qui se fonde sur une éthique particulière pour poursuivre son activité.

Par exemple, une école catholique recrute son directeur.

Pour plus d'informations, voyez le site du SPF Emploi, Travail et Concertation sociale.

©Droits Quotidiens asbl

Ces questions réponses constituent une source d'information générale. Leur exploitation de manière indépendante doit faire l'objet de la plus grande prudence. Il est vivement conseillé de vérifier l'applicabilité au cas spécifique.

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