Visitez le site droitsquotidiens.be

Je démarre dans la vie active...

Dois-je répondre à des questions privées lors de l'entretien d'embauche? (projet parental, voyage à l'étranger, etc.)

En principe, on ne peut pas vous poser de questions relatives à votre vie privée, sauf si elles sont pertinentes pour la fonction pour laquelle vous postulez.

 

Si on vous pose une question justifiée par la nature de la fonction à exercer et par les conditions d’exercice de cette fonction, alors vous devez répondre. Cela fait partie de l’obligation réciproque d’information et de bonne foi lors d’un entretien d’embauche.

Par exemple, il peut être justifié qu’un employeur, lors de l’engagement d’une accompagnatrice d’enfants, pose une question sur sa propre composition de famille ou ses contacts avec les enfants.

 

Si par contre on vous pose une question privée sans aucun intérêt pour la fonction à exercer, alors vous pouvez vous taire et ne pas répondre. Vous pouvez même mentir, pour éviter que votre silence soit la raison pour laquelle on ne vous embauche pas.

Par exemple, l’employeur ne peut en principe pas vous poser de questions sur votre état de santé, actuel ou passé, si la fonction à exercer ne nécessite pas une certaine forme physique. Il ne peut pas non plus vous reprocher, par la suite, de lui avoir caché des informations sur votre état de santé.

Mais si l’emploi pour lequel vous postulez nécessite une certaine forme physique, ou présente des risques en cas de pathologies ou allergies déterminées, il peut vous inviter à passer un examen médical, ou à avoir un entretien avec le médecin du travail qui, lui seul, pourra vous interroger sur votre état de santé. Il communiquera à l'employeur sa décision (apte au travail ou non), mais pas les détails de votre état de santé.

L’employeur a même dans certains cas l’obligation de s’assurer que vous êtes en état d’exercer cette fonction. Cela fait partie de ses obligations en matière de sécurité au travail.

 

Notez qu’un employeur ne peut en principe pas vous poser de questions relatives à vos convictions religieuses, ni à votre éventuelle affiliation politique ou syndicale. Ce serait de la discrimination, interdite par la loi.

Toutefois, pour certains employeurs, des questions sur les convictions religieuses ou philosophiques pourraient être posées. Cela peut se justifier si cette question a un lien avec le poste à pourvoir, et si l’employeur est une association qui a pour but de promouvoir une religion, ou qui se fonde sur une éthique particulière pour poursuivre son activité.

Ce pourrait par exemple être le cas si une école catholique procède au recrutement de son directeur.

 

Pour plus d'informations, voyez le site du SPF Emploi, Travail et Concertation sociale.

©Droits Quotidiens asbl

Ces questions réponses constituent une source d'information générale. Leur exploitation de manière indépendante doit faire l'objet de la plus grande prudence. Il est vivement conseillé de vérifier l'applicabilité au cas spécifique.

x

Envoyer par e-mail

x

Réagir à cette fiche

Avec le soutien de
x